jeudi 29 janvier 2009

blog or not to blog?

J'ai décidé aujourd'hui, à cette heure, en ce jour de grève générale, rêve national, incartade frontale, joute syndicale... de blogger moi aussi ou peut être de débloquer. D'offrir ces pensées aux araignées du web, aux lecteurs écrantaires et aux grabataires, mais est ce la bonne affaire? Peu importe au fond, puisque je me fonds dans le mouvement de fond de l'opinion qui pond ses questions et affiche ses oignons sur le ponton mondial des informations personnelles et hyperpersonnelles. Je me dévoile comme les autres, alors est ce un évènement ou juste la suite logique de cette inhibition généralisée?


Ne touchez pas à ma vie privée!
Respect de mon intimité!
Luttons compagnons pour garder notre mince intégrité!
Que mon antre secrète soit ma geôle et mon île!
Luttons contre cet étalement journalistique de nos existences fébriles!
Luttons!
Lutton!
Lutto!
Lutt!
Lut!
Llllllllllllllllllllllllllllll...........................................


Les cris s'essoufflent en litanies, les paroles sont proférées par tous mais, elles sont à présent décharnées, dévêtues de toute substance réelle.

Car
Car


Chacun se dévoile et blog à sa manière.
Chacun crie à l'infamie de l'ingérence et au droit au secret défense.

Et pourtant chacun raconte son existence journalière.
Chacun cumule les occurrences adultères et les délaisse, délétères, sur la page ou plutôt sa page virtueeeeelllllllleeeee....
Celle que le web lui a octroyé et avec laquelle il se sent pousser des ailes d'auteurs, d'éminence grise et internationalement comprise.




Blog or not to Blog, that's the big big big question. 
That's my big big big big big big question.
Big or not Big that's the Qu.....



J'ai tout simplement décidé d'écrire, de laisser mes cris éclater et qui plus est sur le web. Peut être avec le vague espoir que quelqu'un, un être égaré sur la toile, me lira. Savoir que l'on sera peut être lu, voila ce qui redonne des ailes a l'écriture, car quelle plus grosse entreprise que d'écrire pour soi et entièrement pour soi. Quelle tache plus ardue que celle du journal intime et des larmes de pensées qui tentent de décrire nos émois, nos heurts passés et de cerner notre totale entité.

Je veux écrire pour que mon réel prenne une autre forme. Celui de la distanciation et de l'illusion. Pour que mon présent devienne moins pragmatique et que ses représentations soient enfin comiques.

 Créons nous un présent, un monde qui nous ressemble. 
Avec un peu d'imagination et de bonne volonté, nous devrions y arriver!

Car je tente de croire que rien n'est inaccessible
 et que mes trois petites rimes, m'aideront à raconter la comptine de l'existence.

Moi qui parle et n'agis pas.
Moi qui entonne mais ne crée pas.
Moi qui rêve d'un idéal sans oser lui donner corps.
Moi qui suis un bout de chair sans grande confiance.
Moi qui crains les attaques et me sens traquée.
Moi dans l'éternelle tourmente et la solitude hébétée.
Moi qui se juge comme détestée,
à Moi la putain de mal aimée
je Me dis merde
merde et
remerde

Car aujourd'hui c'est la révoltée qui veut donner corps à ses idées et abattre les vêpres de la peureuse qui agonise et se vautre dans ses illusions.

Je règle mes comptes on the web
Je me raconte comme tous ces autres

auto-analyse virtuelle
dépassement de l'autocensure en direct

Mot
Mot
Mot

Quand tu nous gagnes et nous libères


Mot
Mot
Mot


sois mon arme et mon refuge
sois mon guide et mon labeur
sois
et laisse moi
être


Et que le mot fût




Bloggons amis
Bloggons







1 commentaire:

  1. je te retrouve bien là... écris Miléna ! il y a des gens qui t'aiment et qui te liront, je te le promets.
    mathilde

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